Lucile, héroïne de La Chamade, est l’archétype de la bobo version seventies dans le film d’Alain Cavalier. Ses héritières travaillent aussi dans l’édition, le journalisme ou les galeries d’art. Elles ne déjeunent plus dans des brasseries enfumées, mais dans des cafés végétariens où on leur sert du bio vitaminé. En ballerines et blouse ample, on pourrait les confondre avec leurs fillettes aux cheveux longs qui s’appellent Rose et Lili. Elles les emmènent le samedi au Luxembourg, ou à la Baby Disco du Palais de Tokyo car il n’est jamais trop tôt pour s’ouvrir à l’art. Le soir, avec leur mari en jean et Converse, elles papillonnent de dîners en vernissages, se contentant de peu. Du moment que ça soit beau.