1984, l’année de parution du Journal d’un oiseau de nuit, le roman de Jay McInerney. À la fois chronique des eighties et portrait d’un trentenaire new-yorkais qui se rêve auteur de fiction quand son quotidien consiste à vérifier des informations. Seule échappatoire : la nuit et ses futilités aguichantes. Ce fêtard mondain, attachant, agaçant, intemporel, c’est un peu nous. C’est un peu toi. Comme lui, tu prends New York, Paris, Berlin ou Londres en intraveineuse. Depuis longtemps tu ne fais plus la fermeture des boîtes, mais un aller-retour Paris-Ibiza, fin septembre. Adulescent encore, androgyne dans ton style vestimentaire. La vie en transit, entre deux mondes, deux jobs, deux virées, deux aéroports, a des côtés planants. Tu as bien le temps d’atterrir.